Bélidor, Bernard Forest de, La science des ingenieurs dans la conduite des travaux de fortification et d' architecture civile

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LIVRE IV. DES EDIFICES MILITAIRES.
être ſitué ſur la berme, comme je l’ai exprimé dans la quatriéme &
cinquiéme Figure de la même Planche, que je ne m’amuſerai point
à expliquer, parce qu’elle ne contient rien qui ne ſoit facile à
concevoir.

CHAPITRE SIXIE’ME.

Des Ponts dormans qui ſervent à faciliter l’Entrée des Villes
de Guerre.

LEs Ponts dormans, que l’on fait pour paſſer les Foſſés des For-
tifications, ſont toûjours de charpente, &
élevés ſur pluſieurs
chevalets quiſont poſés ſur des Piles de Maçonnerie A, dont la hau-
teur ſe régle ſur la profondeur du Foſſé:
quelquefois dans les lieux
marécageux, on ne peut fonder des piles de Maçonnerie ſans
beaucoup de difficulté &
de grandes dépenſes, on ſe contente de
planter des files de pieux d’une longueur ſuffiſante, pour qu’une
partie étant enfoncée à refus de mouton, l’autre qui reſte en dehors
ſoit aſſés élevée pour recevoir les chapeaux qui doivent être à peu
près au niveau du rez-de-Chauſſée.
Quand on n’a point de bois d’une aſſés belle longueur, on en-
Planch.
20.
fonce autant de files de pilots qu’on le juge neceſſaire, par raport
au nombre des travées que doit avoir le Pont:
ces pilots ſont arra-
ſés au niveau du fonds du Foſſé par des tenons qui s’emmanchent
dans le ſole des chevalets.
C’eſt ainſi que j’ai conſtruire à St. Ve-
nant en 1709.
celui qui eſt ſur le grand Foſſé de la Porte d’Aire.

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