Volta, Alessandro Lettere sullo svolgimento dell'elettricita nell'evaporazione 1782-1783 it volta_lettEvap_808_it_1783.xml 808.xml

LETTERE

SULLO SVOLGIMENTO DELL’ELETTRICITÀ NELL’EVAPORAZIONE

1782-1783.

FONTI.

STAMPATE.

Bosscha Corr. pg. 1. Biad. A. Volta, pg. 13. Atti R. Ist. Lomb. 1861, Vol. II, pg. 255.

MANOSCRITTE.

A. S. M. Autografi di A. Volta. Harlem. Soc. Holl. Sc.

OSSERVAZIONI.

TITOLO: DATA:

A. S. M.: è un brano che si pubblica, di una lettera del V. al Conte Firmian, in data 7 maggio 1782, già pubblicato dal Magrini in Atti R. Ist. Lomb. 1861, vol. II, pg. 255: in questa lettera il V. richiama l’intuizione che egli aveva avuto del fenomeno dello svolgimento dell’Elettricità nella evaporazione. Bosscha. Corr. pag. 1: è una lettera che si pubblica, scritta dal V. al Van Marum, in data 28 novembre 1782, nella quale il V. si diffonde in particolari sulle esperienze fatte a Parigi col Lavoisier e col Laplace nell’Aprile di quell’anno. Il Mns. originale di questa lettera trovasi ad Harlem Soc. Holl. Sc. Biad. A. Volta, pg. 13: è una lettera che si pubblica in nota; venne scritta dal V. al Lorgna, in data 15 marzo 1783, e da essa emergono particolari riguardanti la redazione e la rifusione della memoria sul Condensatore.

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A.S.M.

« Negli ultimi giorni che dimorai in Parigi ho avuto occasione di fare delle sperienze in compagnia del sig. LAVOISER, e del sig. DE LA PLACE, membri dell’Accademia, nelle quali fummo più felici che il sig. FRANKLIN, e il sig. DE SAUSSURE, ed altri non erano stati. A noi riuscì finalmente di ec- citare l’elettricità, e di averne segni ben distinti, colla semplice evaporazione dell’acqua, colla combustione, e colle effervescenze chimiche. Più: abbiam potuto determinare la qualità di questa elettricità, che è negativa nei corpi da cui si staccano i vapori: il che mostra che cotesti vapori, e in generale, ogni corpo che si volatilizza porta via seco nell’aria non solamente della materia del fuoco e genera freddo nei corpi che abbandona, ma similmente del fluido elettrico, e genera perciò elettricità per difetto nei medesimi corpi; e per conseguenza, elettricità d’eccesso nell’aria; quale appunto regna co- stantemente nella regione superiore dell’atmosfera. Ed ecco scoperta l’ori- gine, o una delle origini almeno della elettricità atmosferica. I segni elettrici da noi ottenuti con simili sperienze, sono stati diverse volte assai forti, fino ad ottenerne sensibile scintilla, coll’ajuto di un istrumento di mia invenzione, che aumenta prodigiosamente i segni elettrici, e che chiamo condensatore di elettricità. Intorno a questo stromento si aggira principalmente la mia nuova dissertazione elettrica, nella quale prediceva che si sarebbe potuto facilmente scoprire per tal mezzo se l’evaporazione, il calore, ec. produca o no elet- tricità, e di quale specie ».

Bosscha Corr.

Pavie ce 28.me 9.bre 1782.

Monsieur.

J’ai fait un voyage beauconp plus long que je ne contois faire, ayant passé tout l’hyver à Paris, et le printems et presque tout l'été en Angle- terre et à Spa, ensuite parcourant plusieurs provinces de la France je ne me suis rendu en Italie que vers la moitié d'Octobre, et à Pavie il y a peu de jours. J’ai trouvé ici votre lettre du 8. d’Août, à laquelle je fais reponse premierement en vous remerciant du programme de votre Sçavante So- ciété, qu’il vous a plu de m’envoyer. Pour ce que vous me proposez d’être reçu comme membre dans la même, je n’ai garde de refuser un pareil hon- neur, que j’accepterai comme un effet de l’indulgence de ces Mrs., ne pou- vant le reconnoitre comme dû à mon mérite. Je n’ai point de titres fas- tueux, celui de Professeur de Physique expérimentale à l’Université Impé- riale de Pavie est mon emploi, et l’autre de noble patricien de Côme désigne ma naissance. Voila tout. Quant au moyen de me faire parvenir le diplome, vous pourriez l’adresser sous enveloppe à S. E. Monsieur le Comte de Wilzek, Ministre Plenipotentiaire pour S. M. I. R. A. dans la Lombardie Autrichienne à Milan.

Etes-vous informé que nous sommes parvenus Mr. LAVOISIER et moi à obtenir des signes d'électricité très-distincts, et jusques l’étincelle, par l’évaporation de l’eau, et par les effervescenses que produisent les différentes éspeces d’air? J’avais annoncé dans un memoir, qui a été lu à la Société R. de Londres avant Pâques, sur mon appareil à condenser l’électricité, qu’à l’aide de celui-ci j’esperois de découvrir l’électricité de l’évaporation ec. trop foible peut être pour être aperçue sans un tel secours. Quelque tems après en parlant de cela à Mr. LAVOISIER et à d'autres nous convinmes de tenter ensemble l’expérience, ce que nous fîmes avec un plein succès vers la moi- tié d’Avril. J’eus occasion après de repeter plusieurs fois, et de varier ces expériences tant à Paris qu’à Londres, qui reüssirent toujours, et souvent même sans le secours du condensateur. La manière la plus aisée de réussir est d’isoler en plein air pendant que le soleil donne ou que l’air est sec, ou qu’il fait du vent un creuset de métal, auquel soit attaché un long fil de fer, qui termine à un électromètre très-sensible (celui de M. CAVALLO qui consiste en deux fils d’argent très-minces renfermés dans une bouteille, est le plus propre). On met quelques charbons allumés dans le creuset: si les choses sont bien disposées, si l’air est sec, si le vent tire pour bien ac- celerer la combustion, ou s’il s’eleve assez de fumée, vouz verrez les deux fils de l’électromètre s’éloigner sensiblement. Si non, jettez un peu d’eau sur les charbons pur les éteindre: vous ne manquerez pas d’une fumée épaisse, et des signes d’électricité beaucoup plus marqués. Je ne vous pro- mets pas d’étincelle, à moins que vous n’operiez très-en grand, en excitant un grand nuage de vapeurs, de fumée, ou d’un gas quelconque, ou que vous fassiez intervenir le secours de mon appareil condensateur. Vous savez déja en quoi il consiste; mais vous devez avoir l’attention dans ce cas que le plan inférieur soit de marbre, soit de bois vernissé, ou couvert de toile cirée, ou quelqu’il soit semi-isolant, soit entretenu bien sec, et même un peu chaud pendant l’expérience, je veux dire durant le temps que le fil de fer amenant au creuset touche le plateau de metal qui repose sur le dit plan semi- isolant.

Vous êtes curieux sans doute de savoir de quelle espece est l’électricité qui se manifeste dans le conducteur métallique, que les vapeurs viennent de quitter. Elle est constamment négative. Les vapeurs par conséquent, et toute matière qui se volatilise, emportent du fluide électrique dans l’air, qui devenu surabondant, lorsque ces mêmes vapeurs commencent à se condenser, y causent cette électricité positive, qui se manifeste toûjours faiblement dans l’air clair et serein à une certaine hauteur, plus forte dans les brouillards, et encore plus marquée lorsque le ciel est couvert d’une couche de nuages épais. Je dis d'une couche; car s’il y a plusieurs nuages épars, de ceux qui flottent les uns sous les autres, comme il arrive surtout pendant les orages, il n’est pas rare de trouver les inférieurs électrisés négativement, suivant cette loi bien reconnue à présent, qu’un corps plongé dans l’atmosphère élec- trique d’un autre tend à acquérir l’électricité contraire, et l’acquiert en effet tant que par d’autres communications il le peut. Mais je ne puis pas vous faire ici l’application à tous les phénomenes de l’électricité naturelle: il suffit que vous l’entrevoyez; d’autres plus habiles que moi la perfection- neront. Pour à présent ce n’est pas peu d’avoir découvert dans l’évaporation et sublimation quelconque la première origine de cette électricité, qui dans l’atmosphère joue un si grand rôle, et est peut être le premier mobile de tous les meteores.

Le memoire qui à été lu à la Société R. paroitra dans le Journal de ROZIER augmenté d’un appendice sur ces nouvelles expériences; et il sera suivi d’un autre mémoir du celebre Mr. DE Luc sur la théorie générale de l’électricité d’après mes idées

Questa memoria del De Luc non è poi comparsa nel giornale Roz. Obs.

Da quanto poi afferma il V. in questo periodo risulta che la memoria letta alla Società Reale di Londra il 14 Marzo 1782, non fu quella inserita in Phil. Tr. 1782 (e pubblicata al precedente N. LI), ma bensì quella inserita in Roz. Obs. (e che si pubblica al successivo N. LIII in questo volume). Il Bosscha forse non ritenendo abbastanza esplicita questa affermazione del V., in nota alla lettera pubblicata, ritiene che la memoria letta alla Società Reale di Londra sia quella inserita in Phil. Tr. 1782. La seguente lettera del V. al Lorgna in data 15 Marzo 1783, afferma invece l’ipotesi precedentemente avanzata, contraria a quella del Bosscha.

Biad. A. Volta.

Ill.mo Sig.re Sig.r P.ron Col.mo

Rendo distinte grazie a V. S. Ill.ma per il cortese invito che mi rinnova di mandarle qualche mia produzione per il 2o volume della Società Italiana. Non so s’Ella sappia che la memoria ch’avevo destinata per il primo, non essendo pronta al momento che mi fecer risolvere ad intraprendere il mio lungo viaggio, la portai meco in giro, e la lasciai finalmente a Parigi in mano del sig. LAVOISIER, che volea tradurla per il Giornale di ROZIER nel quale ch’io sappia non è ancora comparsa, perchè i Sig.i Francesi si fanno molta pre- mura delle cose degl’altri. Eppure col Sig. LAVOISIER avevam fatte molte sperienze insieme, e coll’aiuto singolarmente del mio Condensatore dell’elettricità, che fa il principale soggetto di quella memoria, eravam giunti ad ottenere segni sensibilissimi di elettricità dalla sem- plice evaporazione dell’acqua, e da molte effervescenze, da quella in ispecie che produce l’aria infiammabile. L’idea di queste sperienze era da me suggerita nella detta memoria, dandomi luogo alla speranza di un buon successo la virtù che ha il mio apparato d’ingrandire i segni elettrici in modo di rendere sensibile qualunque grado impercettibile di elettricità. La riu- scita dell’esperienze sull’evaporazione, la quale sparge un gran lume sull’elettricità natu- rale atmosferica, ha fatto ch’io aggiungessi un’appendice a quella memoria. Intanto essa senza l’appendice era stata letta alla Società R. di Londra, ove giunsi in tempo perchè vi fosse inserita, stampandosi nel Volume delle Transazioni: anzi venendomi detto che la Memoria era stata trovata un po’ troppo lunga, presi occasione di rifonderla tutta, in modo che, coll’appendice forma poco più del terzo di prima: e questa poi tradotta dal sig. TIBERIO CAVALLO, è stata, come mi viene scritto, pubblicata nell’ultimo vol. delle Transazioni uscito pochi mesi sono.

Per ora non ho in pronto altra produzione. Ho ben raccolto alcuni materiali per una 2a parte di lettere sopra le arie infiammabili, di cui vi sono specie moltissimo diverse; ma per condur la cosa a termine mi restano molte sperienze, per cui sono necessari alcuni apparati di cristallo con robinetti del medesimo, i quali avevo fatto fare a Londra nel tempo che ci fui: ma ebbi poi la disgrazia di perderli, essendo stata presa dalli Spagnoli la nave colla quale si fece la spedizione di questi ed altri stromenti per me e per l’Università di Pavia: nè so finora se potranno essere rilasciati. In ogni caso potrò forse staccare un pezzo di quel che deve formare la detta 2a parte della mia opera sulle arie, come la descrizione del mio Eudiometro ad aria infiammabile e d’altri apparati, o il risultato di qualche serie di sperienze, e mandar questo a V. S. Ill.ma. Ma neppur questo potrà essere se non verso l’autunno o a principio dell'inverno.

Desidero potermi meritare la sua grazia ed amicizia; e mi protesto colla maggior stima ed ossequio di V. S. Ill.ma

div.mo obb.mo servitore ALESSANDRO VOLTA

Pavia, li 15 marzo 1783.

.

J’ai l’honneur d’être avec la plus parfaite considération

Monsieur Votre très-humble, très obéissant serviteur ALEXANDRE VOLTA.

A Monsieur Monsieur le docteur VAN MARUM de la Société Philosophique de Hollande Harlem.

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NOTE ED OSSERVAZIONI DELLA COMMISSIONE.

In Bosscha Corr. seguono varie note a commento della lettera del V. al Van Marum pub- blicata in questo N.: fra le varie note, si riproduce la seguente, di interesse storico nei riguardi delle esperienze fatte dal V. in collaborazione col Lavoisier e col Laplace nell’Aprile del 1782.

ARAGO, dans son éloge d'ALEXANDRE VOLTA (Œuvres Complètes de FRANÇOIS ARAGO, T. I, p. 208, dit, à propos de cette expérience:

« Je regrette de ne pouvoir dire, avec une entière certitude, à qui appartient cette expérience capitale. VOLTA rapporte dans un de ses Mémoires qu’il y avait songé des l’année 1778, mais que diverses circonstances l’ayant empêché de la tenter, ce fut à Paris seulement et dans le mois de mars 1780 qu’elle y réussit en compagnie de quelques membres de l’Aca- démie des Sciences. D’une autre part, LAVOISIER et LAPLACE, à la dernière ligne du Mé- moire qu’ils publièrent sur le même sujet, disent seulement: VOLTA voulut bien assister à nos expériences et nous y être utile.

« Comment concilier deus versions aussi contradictoires ! Une note historique, publiée par VOLTA lui-même, est loin de dissiper tous les doutes. Cette note, quand on l’examine attentivement, ne dit, d'une manière expresse, ni à qui l’idée de l’expérience appartient, ni lequel des trois physiciens devina qu’elle réussirait à l’aide du condensateur ».

La lettre de VOLTA à VAN MARUM enlève à cet égard tout doute, s’il en pouvait exis- ter encore en présence des détails donnés par VOLTA dans le Mémoire même, cité par ARAGO.

Voici ce que dit VOLTA dans l’Addition au premier des deux Mémoires, dans lesquels VOLTA a fait connaître son condensateur (voir la note suivante).

« Il y a plus de deux ans au moins que j’avais fait la plus grande partie de ce Mé- moire, dont j’eus occasion peu de temps après de donner communication à Milord Prince KOWPEN (lisez COWPER) qui le fit passer à la Société Royale de Londres, ou il a été lu avant Pâques de la présente année 1782. Ce n’est que depuis ce temps-là que je me suis trouvé à portée de vérifier quelques-unes des expériences que j’ai annoncées N°. XCV, et que je n’ai jamais perdues de vue un instant, tendantes à découvrir si l’évaporation, les fumées etc. produisent quelque électricité, et de quelle espèce est cette électricité, au cas qu’elle existe. Différentes occupations qui me sont survenues, un long voyage que j’ai fait ont été la cause d’un délai, qui aurait été plus long encore, sans la rencontre heureuse de deux Physiciens d’un mérite distingué, qui, d’après les premières ouvertures que je leur fis, me donnèrent à leur tour un nouvel aiguillon, et me proposèrent de faire conjointement avec eux, les expériences que je vais exposer.

« M. LAVOISIER et M. DE LA PLACE, l’un et l’autre Membres de l’Académie des Sciences, sont les deux savants dont je veux parler; ils conçurent comme moi l'espérance d’un heureux succès, dès que je leur eus montré les effets de mon condensateur, et expliqué la raison des phénomènes; en conséquence, M. LAVOISIER en prépara un grand avec le plan de marbre blanc ».

VOLTA fait suivre les détails de ces expériences, qu’il répéta encore dans le Laboratoire de M. BILLAUX, et raconte que les expériences avec l’évaporation de l’eau, qui n’avaient pas trop bien réussi à Paris, eurent beaucoup plus de succès à Londres, après qu’il eut quitté Paris, le 23 avril.

Il faut reconnaître que VOLTA accorde ici à LAVOISIER et LAPLACE dans les expérien- ces la part aussi large que possible. Il avait apporté à Paris son condensateur, montré et expliqué devant l’Académie sa nouvelle invention, lu le Mémoire, dans lequel, au § XCV, il exprime l'espoir de pouvoir avec ce nouvel instrument découvrir le dégagement de l'élec- tricité, qui, d’après ses vues, devait très probablement accompagner l'évaporisation, la ra- réfaction de l’air comme toute autre désagrégation de la matière; il ne lui manquait que l’occasion de faire les expériences sur une grande échelle; elle lui fut offerte par LAVOISIER.

D’ailleurs VOLTA ne s’attribuait pas lui-même le mérite de sa conjecture. Dans le Mé- moire, envoyé à Londres et qui y fut lu le 14 Mars 1782, il dit à ce sujet expressément: « Je sais de plusieurs qui ont en vain tenté des expériences spécialement sur l’évapora- tion (FRANKLIN, DE SAUSSURE, WENLY, CAVALLO) et qui enfin ont renoncé à l’espoir d’ob- tenir des signes d’électricité, et je n’en connais aucun à qui il est arrivé d’en obtenir. Mes propres expériences n’avaient pas eu meilleur succès, mais malgré cela bien loin de re- noncer à tout espoir, je continuai toujours plus à le nourrir ».

D’autre part, voici en quels termes emphatiques on a enregistré l’expérience, en ce temps fameuse, dans l’Histoire de l’Académie, Année 1781.

« Mrs. LAVOISIER et DE LA PLACE ont observé qu’en dégageant de l’air enflammable, de l’air nitreux, de l’air acide des métaux ou de la craie, le résidu acquéroit une électri- cité négative très-sensible. L’eau en se vaporisant, leur a paru donner au contraire des signes d’électricité positive, une seule fois elle a paru négative; peut-ètre cette différence tient-elle à la décomposition de peau qui aura eu lieu dans une de ces expériences plus que dans les autres, ce qui se rapprocheroit alors du résultat des premières expériences. On en peut conclure que des variations dans l'état électrique des corps, comme des variations dans leur température, accompagnent presque tous les changements qui arrivent dans l’état de ces corps ou dans leurs principes. Depuis la renaissance des sciences, chaque génération enlève à la Nature un des voiles qui la couvrent, et ose entrevoir sous ceux qui lui restent, quelques uns des objets que les générations suivantes doivent dévoiler ».

Ici il n’est question ni de VOLTA, ni de son condensateur. De plus, l’expérience se trouve antidatée d’un an. Elle est rapportée dans l’Histoire de 1781 (Histoire de l’Académie Royale des Sciences. Année M.DCCLXXXI. Avec les Mémoires pour la même Année. A Paris, de l’Imprimerie Royal M.DCCLXXXIV. p. 6). A la page 292 de ce volume se touve le Mé- moire de LAVOISIER et LAPLACE auquel il est renvoyé dans l'Histoire. La note marginale, qui ordinairement fait connaître la date de la lecture du Mémoire, manque.

A meglio valutare la portata delle citazioni del V. fatte dal Bosscha nella nota qui sopra riportata, è interessante notare, come, dai manoscritti pubblicati al N. L, risulti che la me- moria sul Condensatore era già pronta nella sua sostanza nel 1780. A complemento di dette ci- tazioni, si può aggiungere che, riferendosi al 1782, data della pubblicazione in Phil. Tr. della Memoria stessa, il V. al N. XXVIII di questa, afferma come già due anni prima (e quindi nel 1780) si ripromettesse di accertare coll’uso del condensatore i segni di elettricità nell’evapo- razione. Pure a progetti di esperienze in proposito accenna il V. al N. XCV, e nell’Appendice di altra Memoria parallela « Sur les avantages.... » (che si pubblica al successivo N. LIII). Cotesta memoria apparve nel 1783 sul giornale Roz. Obs., ma la sua redazione, come emerge dalla lettera del V. al Lorgna in data 15 Marzo 1783 (pubblicata in nota a questo N.), risulta anteriore a quella inserita in Phil. Tr. (pubblicata al precedente N. LI).

Già il Magrini, che fu uno dei primi studiosi dei Mns. Voltiani, riferendosi alle afferma- zioni contenute nella lettera del V. al Conte Firmian in data 7 maggio 1782, e pubblicata in questo No (A. S. M. XX), in una sua nota (Atti R. Ist. Lomb. Sc. e Lett. 1861 vol. II pa- gina 264) scriveva:

« Una dichiarazione sì positiva del gran fisico deve soddisfare tanto quelli che in tesi generale considerano come inventori coloro che i primi, giovandosi dell’esperienza, hanno comprovata l’esistenza di un fatto; quanto gli altri i quali non vedono che un merito secon- dario nell’opera, a parer loro, pressochè materiale condotta di necessità dalle esperienze, e riservano perciò la loro stima a chi le ha ideate. Questi principj sono, a dire il vero, am- bedue troppo esclusivi; con tutto ciò l’autografo in discorso, ci autorizza ad applicare si l’uno che l’altro in favore del Volta.... »

Agli elementi qui sopra presentati dal Bosscha e dal Magrini, altri se ne possono aggiun- gere tratti dalle opere edite e dai Mns. inediti, dai quali emerge come il V. parli chiaramente di tali esperienze come di cose sue, secondo quanto risulta dalle Lettere sull’Elettricità Atmosferica dirette al Lichtenberg che appariranno nel successivo Vol. IV, e che furono pubblicate in Br. Bibl., indi in Ant. Coll. t. I, p. II, ove a pag. 86, pag. 212 e pag. 283, il V. chiama esplicitamente i risultati di queste esperienze una « mia scoperta »; la stessa espressione ritrovasi in Cart. Volt. K 5, che è la redazione autografa di un discorso sull’Elettrometro atmosferico portatile, recitato dal V. nell’Università di Pavia il 21 Dicembre 1787. Pure in termini analoghi, richiamandosi all’Appendice alla sua memoria sul Condensatore pubblicata in Phil. Tr., si esprime nelle pre- citate lettere in Ant. Coll. t. I, p. II pag. 148, pag. 210 e pag. 426: in nota a pag. 244 trovasi poi una lettera del Tralles al V. in data 2 Novembre 1788, nella quale il Tralles riconosce nel V. colui che per il primo ha mostrato essere l’evaporazione una sorgente produttrice dell’elettricità.

Nei riguardi del fenomeno in oggetto è interessante notare come - dopo di aver discusso in Lett. VII ed addizione a Lett. VII, Ant. Coll. t. I, p. II, se l’elettricità svolta dalla spruzzaglia delle cascate d’acqua sia dovuta alla maggior capacità elettrica del fluido elastico che si svolge nella evaporazione dell’acqua finamente suddivisa, o, come aveva sostenuto il Tralles, allo stro- finamento, con l’aria, dell’acqua rotta in minutissime goccie - dopo un complesso di esperienze fatte nel corso dell’anno 1788 allora passato, non ritiene più del tutto insostenibile l’ipotesi del Tralles, pur essendo sempre del parere che allo stato dei fatti la sua abbia ancora il soprav- vento, e finisce coll’affacciare alla discussione una terza ipotesi, quella dello strofinamento, con l’aria, del fluido elastico svolto nell’evaporazione: dopo di che conclude, a pag. 282:

« Finalmente cosa perderebbe il mio sistema intorno all’origine dell’elettricità atmo- sferica, se i vapori salendo da terra involassero a questa, e agli strati d’aria più vicini quella dose di fluido elettrico onde si arricchiscono essi vapori, e arricchiscono gli strati più alti, l’involassero non per una accresciuta capacità di contenenerlo, come ho sostenuto e sostengo, ma in virtù di quel qualunque strofinamento che soffrono? Rimarrebbe sempre vera la parte essenziale della mia scoperta, e l'applicazione immediata all'elettricità atmosferica.... ».

Sempre sul medesimo argomento, numerose ed esplicite poi sono le affermazioni fatte dal V. nei suoi pubblici Corsi di Fisica tenuti all’ Università di Pavia.

In O 23 pag. 3 trovasi la seguente aggiunta autografa del V.

« L’evaporation de l'eau et d’autres liqueurs, les effervescences accompagnées du dega- gement de quelques gas, la combustion, toute volatilisation enfin rompt l’équilibre du fluide electrique et produit par conséquence de l’électricité: probablement la condensation des va- peurs en produit aussi », e in corrispondenza alle parole « par conséquence de l’électricité », si trovano tra le righe le seguenti parole pure di pugno del V.: « è questa una scoperta nostra ».

Così pure in « Saggio di Elettricità » (collezione Voltiana di Z. Volta), a pag. 6 parlando dello sviluppo dell'Elettricità nei fenomeni dell’evaporazione, la seguente riga « È questa una sco- perta che abbiam fatta non ha ancor un anno », trovasi cancellata e corretta colla seguente riga autografa del V.: « Questa scoperta fu da noi fatta nell’aprile dell’anno 1782 ».

In Cart. Volt. classe O vi è poi un certo numero di fascicoli O 30, O 35, O 34, O 26, O 27, O 36, non manoscritti del V. ma con numerose correzioni ed aggiunte autografe del me- desimo: tali fascicoli (che insieme ai precedenti sono oggetto di considerazione al N. 84 di questo volume), costituiscono corsi di lezione tenuti dal V. in anni posteriori al 1782, ed in essi sempre parlando dell’Elettricità prodotta nell’evaporazione il V. ripete costantemente la frase: « Questa scoperta fu da noi fatta nell’aprile dell’anno 1782 ».

Così pure in Cart. Volt. D 60 che è un manoscritto autografo del V. del 1795 (del quale si pubblica al N. 85 di questo volume la parte che costituisce l’esposizione di un programma didattico), a pag. 15 egli insiste sull’evaporizzazione dell'acqua come causa dell'Elettricità aerea, e soggiunge « giusta la scoperta da me fatta molti anni or sono ».