Volta, Alessandro Del contatto come causa di elettrizzazione 1792 fr volta_contEl_830_fr_1792.xml 830.xml

DEL CONTATTO

COME CAUSA DI ELETTRIZZAZIONE

1792.

FONTI.

Stampate.

Manoscritte.

Cart. Volt.: I 21.

Osservazioni.

Titolo: Data: I raccordi qui sotto messi in luce, diI 21 con E 24, e di I 21 con lettera del V. a Martino Van Marum in data 11 ottobre 1792, permetterebbero di ritenere I 21 contemporaneo a questa lettera.

I 21: è un frammento di Mns. che si pubblica, e nel quale il V. richiama brevemente le ipotesi che erano state invocate a spiegare lo sviluppo dell’elettricità nello stro- finio, ed infine presenta, come più fondata, quella del contatto. È da notarsi che alcune frasi degli ultimi due periodi di questo Mns. sono comuni a E 24 (citato al N° VIII (B) del Vol. I), e che l’ultimo periodo è riportato per intero in una lettera a Martino Van Marum in data 11 ottobre 1792, pubblicata nel No VIII (B), Vol. I, pag. 135.

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Cart. Volt. I 21.

on a cru peut-être la pouvoir attribuer a l’ébranlement, que la friction, ou la percussion que on peut substituer à la friction, produisent dans les parti- cules des corps, et dans le fluide électrique lui même, à l’ouverture et reser- rement des pores qui le contiennent, de façon qu’il fut forcé mechaniquement de sortir d’un des corps frottant, et d’entrer dans l’autre selon la texture du corp, la figure et la disposition des particules dans les surfaces respectives. D’autres ont pensé, et j’ai été singulierement selon moi-même de ce sentiment, que la friction et la percussion changeant momentanément la disposition des particules superficielles changeoit aussi leurs forces mutuelles d’attraction envers le fluide électrique, de maniere à en augmenter l’intensité dans une des surfaces frottantes vis-à-vis de l’autre obligée par là de ceder partie de son fluide à la premiere qui l’emportoit. L’une et l’autre de ces explications considere le mouvement des particules superficielles de deux corps, qui se heurtent ou se frottent, le mouvement de vibration ou quelqu’ils soit de ces particules, ou la disposition changée pour quelques unes rapport aux autres. Mais ne pourroit-on pas considerer le seul contact des deux surfaces, et tenir que l’addition du fluide électrique dans l’une de ce surfaces frot- tantes au depens de l’autre, et occasionnée par lui seul, suffit pour deranger de quelque maniere les forces mutuelles d’attractions, ecc.? Ce qui est certain est que dans toute friction et percussion quelque foibles qu’elles soient ce contact a lieu, et si un contact de plus exacts et de plusieurs points à la fois; tandis que le mouvement des particules on ne peut pas le supposer toujours, p. e. dans les surfaces de deux corps durs et polis, comme crystal et acier, lorsqu’on ne fait que les presser doucement l’une contre l’autre, et cependant cela suffit souvent pour qu’ils s’électrisent.

On est donc plus fondé à conclure, que la soustraction du fluide électrique d’un corps pour en enrichir l’autre est une fonction du simple contact ou des forces mutuelles mises en jeu par lui. Mais encore de quelle maniere?

Quoiqu’il en soit de la cause prochaine de l’électrisation par frottement, est qu’il faille avouer qu’elle nous reste ancore cachée.

Nous ne connoissons donc que l’effet, c. à d. l’addition ou entassement du fluide électrique sur une des surfaces frottantes au depens de l’autre, en quoi consiste l’électrisation des corps par frottement; et plusieurs circon- stances qui modifient cet effet: entre autres, qu’il depend sur-tout de la nature et qualité des corps.