Volta, Alessandro Sull'elettrizzazione del ghiaccio per raspamento 1788-1789 it volta_eletGhia_827_it_1789.xml 827.xml

SULL'ELETTRIZZAZIONE DEL GHIACCIO PER RASPAMENTO

1788 - 1789.

FONTI.

Stampate.

Br. Bibl., T. VI, 1788, pg. 164. Bosscha Corr., pg, 46.

Manoscritte.

Cart. Volt.: I 37; E 12; E 13; E 15.

Osservazioni.

Titolo: Data: dalle fonti stampate e manoscritte.

37: è la minuta autografa contenente la comunicazione della scoperta dell’elettrizza- zione del ghiaccio per raspamento, anche al di sopra di zero gradi, comparsa nel fascicolo novembre-dicembre 1788 di « Br. Bibl. »; si pubblica per intero.

E 12: è la minuta autografa della prima parte di una lettera del V. al Tralles in data 4 gennaio 1789, nella quale il V., dopo aver richiamate le sue idee sullo svol- gimento dell’elettricità nelle cascate d’acqua, lo informa delle sue recenti espe- rienze e scoperte sull’elettrizzazione del ghiaccio per raspamento; si pubblica per intero.

E 13: è un Mns. autografo, che non si pubblica perchè è assorbito da E 12: in esso appare, pure scritto di mano del V., il titolo: « Articolo di lettera concernente l’elettricità del ghiaccio, al Sig. Van Marum li 23 Luglio 1789 ». La lettera qui richiamate trovasi in Bosscha Corr., pag. 46; per la natura degli argomenti che tratta, questa lettera si pubblicherà nel successivo volume.

E 15: è la minuta autografa di una lettera senza data, che risulta scritta nel 1789 dal V. ad un amico naturalista; nell’ultima parte di tale lettera il V. espone le sue esperienze sull’elettrizzazione del ghiaccio; non si pubblica.

Cart. Volt. I 37.

Il Sig. Achard anni sono

Journal de Physique.

scoperse che il ghiaccio il quale alla tempe- ratura di pochi gradi sotto il zero del Termometro di Reaumur, fino cioè a - 8 è ancora conduttore, sebbene imperfetto dell’elettricità, raffreddato fino a - 20 non lo è più, e mostrasi anzi un vero idioelettrico come il vetro, elettrizzabile cioè per istropicciamento. Il Sig. Volta ha trovato ultimamente, che può elettrizzarsi per questo modo il ghiaccio qualunque sia molto men freddo dei - 20 gr. anche meno degli - 8, non solo men freddo di - 8, anche ridotto al limite della fusione e perfino allorchè esposto ad un ambiente caldo di 10. 15. 20. gradi sopra tal termine, va a tutta possa squagliandosi. Insomma finchè ne rimane un pezzo solido in guisa da poterlo raschiare con un coltello. Egli non fa altro che lasciarne cadere le raschiature sopra di un piano metallico isolato; e. g. sopra un tondo d’argento, il quale tosto dà segni sensibilissimi di elettricità positiva: basta dire, che non è ancora coperto per metà il fondo di cotesta sottocoppa di tali raschiature di ghiaccio simili a neve, ch’essa vibra al dito che se gli accosta, una scintilla visibile anche di giorno.

Questo mezzo di raschiare con coltello, o con lima, a secondo che più conviene, in luogo di semplicemente strofinare colla mano, con panno, con marocchino, o con fogliette metalliche, i corpi, de’ quali si vuol sapere, se posseggano o no la elettricità originaria, riesce ancor meglio che quello ana- logo del Sig. Tiberio Cavallo di far cadere le polveri da un cucchiajo metal- lico o simile, in modo che striscino, ovvero di farle passare per uno staccio; e che quell’altro del Sig. Bennet di porre le polveri in un soffietto da camino, e spingerle fuori con empito facendo vento. Soprattutto il metodo del Sig. Volta è preferibile per quelle sostanze, che in grazia di una certa pastosità non si riducono in polvere, come la cera, il sego, le gomme, la canfora, il cioccolatte. Codesti corpi, che strofinati soltanto, danno appena nelle circostanze più favo- revoli qualche segno di elettricità, ma che raschiati nell’indicato modo con lasciarne cioè cadere le raschiature sopra il piatto isolato vi portano un’elet- tricità che va fino a dar scintilla.

Che tanto facciano le raschiature dei corpi, che sono alla fine cattivi con- duttori, e in cui si eccita pure qualche elettricità col semplice strofinamento, non dee tanto cagionarci meraviglia quanto che lo facciano le raschiature del ghiaccio il quale massime allorchè è vicino a fondersi è molto miglior con- duttore, e che strofinato al consueto modo non ha mai dato segni se non quando si trovò nelle sper. del sig. Achard raffreddato 20 gradi circa sotto la congelazione. Certo il fenomeno è inaspettato; e come il sig. Volta ce ne promette la spiegazione, accompagnata d’altre sue osservazioni, siamo con gran desiderio attendendola per farne parte al pubblico,

Cart. Volt. E 12.

Monsieur

à Pavie ce 4. Janvier 1789.

Votre lettre du 2 9bre m’a été très-agréable, et par la connaissance qu’elle m’a procurée du Docteur Schulze et de son compagnon, et par les expressions d’amitié qu’elle contient, et enfin par la relation de quelques unes de vos experiences, qui accompagnent le présent de votre beau Memoire sur l’électricité des cataractes. Je suis charmé de voir, que quittant la vôtre, vous ayez embrassé entierement mon opinion sur la cause de cette électricité. Cependant je dois vous dire, et vous en serez peut-être étonné, que l’idée que vous aviez adoptée d’une électricité exciteé par le frottement des par- ticules d’eau, et qui m’avoit paru étrange, ne l’est plus à mes yeux, et qu’elle ne me paroit pas tout-à-fait insoutenable (quoique je préfére toujours mon ancienne opinion) depuis les experiences sur la glace, dont je vais vous faire part.

Vous savez que la glace est un mauvais conducteur, et toujours plus mauvais à raison qu’elle devient plus endurcie par un plus grand froid, jusqu’à ce que devenue tout-à-fait non-conducteur ou isolante elle peut s’électriser par frottement comme le verre ec. Mr. Achard la trouva telle lorsqu’elle fut refroidi de 20. degrés au dessous du zero de Reaumur: lorsqu’elle ne l’étoit que de 8. elle lui parut seulement un mauvais conducteur, et point du tout électrisable par frottement: enfin en approchant davantage du terme de la fusion, il la trouva un assez bon conducteur, peu ou point inferieur à l’eau liquide.

Cependant elle ne l’est pas assez pour transmettre instantanément la decharge d’une bouteille de Leyde; de sorte que quoique cette decharge ait lieu elle se fait sans produire de commotion, la commotion n'a pas lieu si cette glace fait part du cercle conducteur. J’en ai fait l’experience de plusieurs manieres avec la glace qui étoit prête de fondre n’ayant qu’un demi degré de froid au dessous de zero: une de ces manieres étoit de poser une main sur un gros morceau de cette glace, tandis que tenant de l’autre la bouteille chargée j’en portois le crochet au contact du meme morceau a quelques pouces de la main posée: il se faisoit alors une decharge mais foiblement; à peine ressentois-je une legere commotion aux premieres articulations des doigts posés; et si l’attouchement du crochet à la glace n’avoit pas été long, la bou- teille avoit encore un reste de charge. La chose en un mot se passoit comme si je tâchois de décharger la bouteille de la meme maniere sur une planche de bois pas tout-à-fait verte, mais plus verte que seche. Le froid, que nous eûmes les derniers jours de xbre passé, et les premiers de Janvier, excessif pour notre climat, me donna occasion d’essayer la glace à différents dégrés, jusqu’au 10.me dessous le zero Reaum. Suivant ces dégrés la conducibilité de la glace fut toûjours moindre; cependant elle étoit à 10. d. encore plus grande que celle d’une vieille table, d’une muraille seche, d’une brique ec., car à peine pouvoit elle servir de plan condensateur, tandis que ces autres corps servoit très-bien; et la parte de la charge que la glace laissoit en arriere dans la bouteille après un seul attouchement, n’égaloit pas à beaucoup près la partie qu’elle emportoit, ni celle que laissoient en arriere la muraille, la table ec. sur les quelles on provoquoit de même la decharge. Enfin une très grande piece de cette glace à -10. deg. ne put jamais arreter l’electricité pour un tems sensible ni dans un conducteur placé dessus, ni dans une partie de sa propre surface; puisque en touchant un seul endroit de cette grande piece de glace avec un conducteur electrique, ou avec le crochet d’une bouteille chargée, l’electricité étoit presqu’instantanément communiquée à toute la piece, comme je m’en aperçevais lorsque je faisois l’experience en la tenant isolée. On voit donc que la glace à ce degré de froid quoique, comme on l’a cru, elle conduise plus mal l’électricité que la glace moins froide, est bien loin encore d’etre un cohibent: je dis au degré - 10, car je suis là dessus bien con- vaincu qu’elle deviendroit à -20, et je n’ai aucun doute sur les expérience de Mr. Achard. Maintenant je vais montrer, qu’elle est très-decidément idio- electrique, c. à d. électrisable par frottement à un degré de froid fort moindre de celui que Mr. Achard exige pour qu’elle soit telle, à - 10. à - 5. à -2. a -1. à zero enfin.

Il paroit que vu le degré de conducibilité dont jouit la glace le pouvoir de conduire l’electricité que retient la glace refroidie aux dégrés, que je viens d’indiquer, vu combien elle est encore electrisable par communication, je n’auroi pas du esperer de pouvoir l’électriser par frottement, une disposition étant contraire à l’autre, comme on sçait.

Cependant encouragé par le succès avec plusieurs autres corps aussi conducteurs que la glace, desquels j’avois obtenu malgré cela des signes plus ou moins marqués d’électricité originaire, en employant pour l’exciter un moyen particulier; j’imaginai qu’en essayant cette meme glace, surtout celle endurcie par un froid de 4. 8. 10. degrés sous le zero, je pourrois bien obtenir quelque chose. Ce moyen est de reduire ce corps, qu’on ne sauroit electriser par un frottement ordinnaire, qui sont portant mauvais conducteurs, de les reduire en poudre, et d’assujettir cette poudre a un leger frottement, en la faisant glisser et tomber de dessus une cuillere, ou une assiette metal- lique non isolée dans une autre assiette isolée, qui donne bientôt des signes d’électricité. Nous devons à Mr. Cavallo cette nouvelle manière de décou- vrir l’electricité originaire d’un très grand nombre de corps, qui se refusent aux autres tentatives: Mr. Bennett vient de l’étendre encore plus par sa methode de chasser les poudres avec violence hors d’un soufflet; et de les assujettir ainsi à un frottement plus fort. Par ce moyen les cendres, la farine, toutes les poudres fines, la poussiere des rues et jusqu’à la poudre des livres, s’électrisent: mais aussi par celui de Cavallo est plus propre pour des poudres plus grossieres, comme la limaille des bois, des os, ec. les sables de toute espece, et jusqu’à celui de l’.....

Nel Mns., a questo punto, una macchia d'inchiostro non permette la lettura di una parola. [Nota della Comm].

, qui quoique ferrugineux ne manquent pas de s’électriser quelque peu. Mais une méthode plus avantageuse encore pour essayer un grand nombre de substances qui ne sont pas naturellement en poudre, celui dont je me suis beaucoup servi, et avec le plus grand succès, est de racler avec une lame de coteau, ou avec une lime selon qu’il convient, ces substances, et recevoir immediatement les raclures dans l’assiette isolée. Par ce moyen si j’employe, je ne dirai pas du souffre, des resines, de la cire dure, et d’autre corps qui sont reconnus depuis long-tems pour être très- electriques, mais le suif, le camphre, le chocolat, l’alun, et plusieurs autres substances peu électriques en elles même, c. à d. qui donnent à peine quelques signes frottés de la maniere ordinnaire, j’obtiens en très-peu de tems, et lorsqu’il n’est encore tombé qu’une petite quantité de raclures sur le plat qui ne va pas à une demie dragme, ses signes assez grands pour faire ouvrir de 10. 12. 15. degrés le quadrant-electrometre qui communique au dit plat, et pour faire donner à celui-ci une étincelle lorsqu’on vient à le toucher. Enfin j’ai encore des signes assez sensibles à l’electrometre de Mr. Cavallo, et trop sensibles pour celui très-mobile de Bennett, en raclant ou limant du marbre, des briques, de la croute de pain, du biscuit, des os et du bois peu secs, et une infinité d’autres corps qu’on ne sauroit électriser en les frottant de la maniere ordinnaire avec un conducteur tel que le metal, sans les entamer, sans en detacher par le frottement meme des parcelles. Je dis en les frottant avec un condensateur metallique; car il est connu que si le frottoir est un mau- vais conducteur, et par là plus ou moins electrique comme un drap de laine, un cuir et un papier secs, tout corps qui aura subi un tel frottement, et aura été tenu isole, se trouvera electrisé, fût-il le meilleur conducteur qui ne jouit par consequent d’aucune électricité originaire, comme les métaux. Mais il ne le sera jamais si on le tient à la main. Ce qui doit surprendre donc est que touts ces corps qu’on a toujours regardés comme conducteurs, quoique im- parfaits dans lesquels on ne soupçonnoit pas qu’un pût exciter la vertu élec- trique en les frottant contre des autres conducteurs, aussibons, ou meilleurs qu’eux, manifestent cette électricité originaire lorsque le frottement va jusqu’à l’abrasion, et que cette électricité que refuse de paroitre dans le corps entier se deploye d’une maniere si marquée dans les parcelles détachées. Il n’est donc pas nécessaire pour cela qu’un corps soit tout-à-fait cohibent, même très- mauvais conducteur: il suffit qu’il soit capable de rallentir la décharge de la bouteille de Leyde au point d’empecher ou d’affoiblir la secousse. C’est ce que font hormis les corps métalliques le charbon de bois bien cuits, l’eau et les corps qui en sont imbibés d’eaux. C’est ainsi qu’un bois entièrement verd, une brique assez humide ec. qui conduisent la commotion, raché, limé, de maniere que les raclures tombent en abondance sur le plat isolé, ne l’électrisent point: tout au plus on peut remarquer quelque mouvement dans l’électrometre de Bennett qu’est d’une sensibilité tout-à-fait prodigieuse. Je dirai plus: le charbon de bois, qui est après les metaux le meilleur con- ducteur, qui conduit très-bien la commotion, m’a donné des signes d’élec- tricité soit en le raclant à ma maniere, soit après l’avoir mis en poudre en le poussant par le soufflet sur le plat isolé à la maniere de Bennett, des signes qui alloient souvent à plus de 10. degrés de mon electrometre à pailles.

Après de telles expériences je ne doutai gueres d’une pareille réussite avec la glace au moins avec celle bien seche et refroidie de 5. 8. 10. dégrés au dessous de zero R. (bien loin encore du degré que Mr. Achard a cru neces- saire pour que la glace pût s’electriser par frottement); et je n’attendois que l’occasion favorable pour cela. Je profitai donc du froid extraordinaire des jours passés, et je commençai lorsqu’il fut arrivé à -4 d. Je pris un gros morceau de glace dans une main, et le raclant avec la lame d’un couteau que je tenois dans l’autre, j’en fis tomber les raclures sur un plat d’argent posé sur le chapeau de mon électrometre à paille, (qui ne differe pas beaucoup de celui de Cavallo, et que je crois avoir perfectionné que j’ai décrit dans la 1re de mes lettres sur la Metéorologie électrique, dont 5. ont déjà paru dans un Journal Physique qui paroit avec le titre de Biblioteca Fisica d'Eu- ropa

Queste lettere verranno pubblicate nel Volume V: per quanto riguarda l’elettrometro a pagliette vedasi il No LXVI di questo Volume. [Nota della Comm.].

); Or je vous dirais que, le succès surpassa beaucoup mon attente; car dès dès premieres parcelles qui toucherent le plat

Nel Mns. questo passo comparisce nella seguente forma: « car vinrent dès les premieres parcelles qui toucherent le plat ». Poichè il senso non corre, e può trattarsi di un passo sfug- gito alla correzione, venne soppressa la parola « vinrent ». [Nota della Comm.].

, les pailles de l’electrometre commencerent à s’écarter l’une de l’autre et leur divergence alla en augmentant si vite que bientôt elles atteignirent par une eloignement de plus de 10. lignes les parois de la cloche qui les enfermoit.
Je ne doutais plus alors de pouvoir obtenir des signes plus forts et jusqu’à l’étincelle. Dans cette vue je placai le plat qui devoit recevoir les raclures de glace, sur un gué- ridon isolant, et j’adaptai un quadrant-électrometre de Henly, (auquel j’ai aussi faits quelques changements pour le perfectionner): eh bien? jusqu’à quel point croyez-vous, que soit monté l’électricité lorsque le fond du plat n’étoit pas encore couvert à moitié de ces raclures? Vous serez étonné lorsque vous apprendrai, que le quadrant électrometre marquoit au de là de 10. degrés, qui repondent à 100 de l’électrometre à paille, et quelquesfois 12. 15. et qu’on tiroit de ce plat en y approchant le doigt une étincelle très-visible même de jour; vous serez, dis-je, étonné car je le fus moi-même. J’avois obtenu à la verité un pareil effet en raclant du soufre, des resines, de la cire, du suif, du camphre, et singuliérement du chocolat; mais les premiers de ces corps sont de veritables isolants et reconnus pour des bons idioélectriques, les autres fort mauvais conducteurs, iucapables de transmettre la commotion, au lieu que la glace à la temperature de -5. est, comme je l’ai prouvé plus haut absolument incapable d’isoler, et transmet, en l’affoiblissant seulement, la commotion.

Ma surprise augmenta à mesure, qu’en repetant les experiences sur de la glace moins froide, et par conséquent plus conductrice, je vis, que j’obtenois toujours à peu près la même force d’électricité; il en fut de même lorsque elle prit la temperature de zero; et ce qui est plus lorsque l’ambient fut beaucoup plus chaud; je dis l’ambient, non pas la glace, car celle-ci tant, qu’elle con- tinue d’être glace retient la temperature de 0. comme on sçait, et comme on explique en disant que la chaleur s’employant à la fondre ne va pas au dela de la partie superficielle que se liquefie, et y devient latente comme on dit.

Pour voir jusqu’où la chose pouvoit aller, je transportai un morceau de glace de la grosseur et de la figure d’une brique dans une chambre echauffée par un fourneau, d’abord a 10. puis, à 15. à 20. et à 23. degrés, et je le laissai exposé longtemps à toutes ces temperatures, et à toutes je l’essayai: ce morceau se foudoit peu à peu, et l’eau en couloit de toute la surface; à la fin après deux heures et plus il étoit reduit à moins de la moitié, et il nageoit dans son eau. Malgré cela, malgré la chaleur de l’air qui l’entouroit, de la main qui l’empoignoit presque tout, et de la lame du couteau avec laquelle je le raclois, le plat isolé qui recevoit les raclures, ne manqua pas de donner des signes très-forts d’eletricité, et même l’étincelle. Voila donc comme on peut faire l’expérience même au fort de l’été, tant qu’on peut se procurer un morceau de glace, et le manier avant qu’il soit tout fondu: bien loin qu’un froid extraor- dinnaire comme celui que nous essayons cet hyver, ou un beaucoup plus fort, comme celui avec lequel reussirent les experiences de Mr. Achard, nous avons electrisé l’un et l’autre le glace jusqu’à en obtenir des étincelles, lui par simple frottement, moi par un frottement avec abrasion, lui par un froid de l’air de -20 qui n’auroit pas été suffisant, s’il eût été de quelques degrés moindre, moi depuis -10 jusqu’à + 25: Voila combien est efficace cette maniere d’exciter l’électricité.