MEMORIA SPERIMENTALE
SULLE DISTANZE ESPLOSIVE, SULL’ELETTROMETRO
E SUL MODO DI OTTENERE INDICAZIONI
DELICATE E COMPARABILI
J’ai fait des expériences en assez grand nombre avec un
rometre
mesurer en pouces, lignes, et dixiemes de ligne les distances auxquelles peut
éclater entre deux boules metalliques l’étincelle, ou se faire la decharge élec-
trique, soit des conducteurs simples, soit des bouteilles de Leyde chargées
à differents degrés de l’electrometre; j’ai fait, dis-je, un assez grand nombre
d’experiences, et avec toute l’exactitude possible pour determiner quel rapport
il y a entre ces degrés électrometriques et ces
sives
La premiere est: que pour une charge, ou tension electrometrique égale
la distance explosive est aussi égale, que ce soit un simple conducteur plus
ou moins étendu, une bouteille de Leyde plus ou moins grande, une batterie
même. Cela est bien remarquable, pour ne pas dire étonnant; savoir que des
quantités de fluide électrique si differents; comme celles qui portent les charges
à un degré égal de tension dans un conducteur simple de quelques pieds de
longueur, dans une petite bouteille de Leyde, qui a beaucoup plus de capacité
que ce conducteur, et même dans une des plus grandes jarres, dont la capa-
cité surpasse tant de fois l’un et l’autre, que des quantités, dis-je, de fluide
électrique si différentes, et qui, à raison de cette difference, produisent par
leurs decharges les unes des commotions incomparablement plus fortes que
les autres, et jusqu’à des fusions métalliques, ne puissent, pourtant atteindre
toutes que la même distance. Comment donc une quantité de fluide cent et
mille fois plus grande, animée de la même force, ou tension, s’élançant d’une
boule metallique à une autre dans mon spincterometre, ne pourra pas franchir
un plus long espace? Comment, si la dose modique, qui forme la charge de 20.
degrés d’un quadrant-electrometre dans un simple conducteur, ou dans une
très-petite bouteille, peut faire explosion à 2. lignes de distance par exemple
(c’est justement, ce qui arrive avec mes instruments); si elle peut traverser
fluide, qui forme la charge pareillement de 20. degrés dans une large jarre,
ne s’élancera de même qu’à 2. lignes, et pas davantage, ne pourra percer
une lame d’air plus épaisse, tandis que ces autres effets, les commotions, les
fusions, inflammations, etc. sont incomparablement plus grandes, et corre-
spondantes à la quantité du dit fluide ?
J’avoue, que je ne conçois pas trop cela; la chose pourtant est ainsi: il
arrive bien, que l’étincelle est dans ce dernier cas plus bruyante, plus fou-
droyante comme on vient de dire, elle est plus pleine, plus grosse, mais pas
plus longue.
L’autre loi aussi remarquable est, que la distance explosive suit dans
une grande étendue, sinon exactement, tres-à-peu près, la raison directe
simple de la tension, ou des degrés d’un bon electrometre.
C’est ainsi que la distance explosive d’1. ligne dans le Spincterometre,
exigeant une charge de 10. degrés du quadrant-electrometre dont je me sers,
il faut pour que l’explosion se fasse aux distances d’1 1/2. 2. 2 1/2. 3. lignes
justement 15. 20. 25. 30. degrés. Passé ce terme les degrés que marque le
quadrant-electrometre sont en défauts en ce qu’ils augmentent en moindre
proportion que les quantités, correspondantes d’électricité, et cela dans une
raison toujours croissante. Ils ont donc besoin pour être comparables d’une
correction à l’échelle que je suis parvenu, à determiner empyriquement avec
assez de justesse jusqu’à 60. d. et meme au dela. Or donc avec cette correction,
j’ai pu verifier que les distances explosives meme au dela des 3. lignes et jusqu’à
6. répondent assez bien aux vraies tensions électriques, c. à. d. suivent la
raison directe simple de celles-ci. Reste a savoir si elles la suivent, encore
pour des distances plus considerables; et je croiais qu’oui jusqu’à un certain
limite pourtant, où les boules metalliques faisant office de pointe l’étincelle
s’élanceroit beaucoup plus loin, que la regle voudroit, comme j’ai trouvé en
effet que cela arrive même pour des charges au dessous de 60. de 40. de 30.
degrés, lorsque je substitue dans mon spincterometre aux boules, des pointes
plus ou moins aiguës. C’est pourquoi ces boules memes ne doivent pas être
trop petites pour les experiences dont il est question, mais avoir le diametre
d’un pouce au moins.
Pour les distances au dessous d’une ligne la loi a lieu sans exception.
Seulement le quadrant-electrometre a besoin d’une autre correction pour ses
degrés au dessous de 10. la quelle j’ai trouvé pareillement par un grand nombre
d’essais devoir être à peu-près celle-ci: 9. degrés, il faut, les evaluer à 10., 5.
à 7., 1. à 4. et à proportion les degrés intermediaires: . . . . .
la parola
Comm.
partie par celle de l’arc gradué sous lequel il se trouve, et d’autant plus reprimé
qu’il n’a encore pris que peu, ou point d’elevation.....
C’est pour cela que le pendule ne marque que 3. degrés au lieu de 5.
lorsque la distance explosive est d’1/2 ligne; et que pour 1/4. ligne il ne marque
pas tout-à, fait 1. degré au lieu de 2 1/2, et pour 1/10 de ligne au lieu d’1.
degré il ne s’eleve point sensiblement, il reste ou paroit rester à 0.
Il faut donc pour ces petites distances explosives avoir recours à des
electrometres beaucoup plus sensibles, comme les miens à pailles suspendues
dans un flacon. Un electrometre de cette espece, dont les pendules sont deux
brins de paille très-minces de 30. lignes de longueur, marque 16. degrés de
1/2 ligne chacun pour 1. degré vrai du quadrant-electrometre; ou pour la
distance explosive d’1/10 de ligne.
Pr. En disant bon electrometre j’entends que ses degrés soient
rables
au même) les quantités comparatives d’électricité dans un recipient de capa-
cité donnée. Tels sont jusqu’à certain point deux électrometres dont je me
sers communément, l’un propre et commode pour les électricités très-foibles,
l’autre pour celles médiocrement fortes: car pour les électricités trop élevées
on ne sçauroit les bien mesurer; et il faut se contenter de les estimer en gros
soit par l’étendue de leurs atmosphères, soit par la distance à, la quelle s’élan-
cent les étincelles, ce qui a fait imaginer les
aussi occasion de parler dans la suite.
Pr. Le premier des dits électrometres est de l’espece de ceux de
que
en changeant la petite cloche de crystal, ou flacon cilindrique, en un quarré,
et en substituant aux deux pendules de fil mince d’argent terminés par une
petite balle de liege, ou de moelle de sureau, deux brins de paille suspendus
à de semblables fils très-deliés. . . Un des avan-
tages de ces nouveaux pendules, est que le bout pointu de ces brins de paille peut marquer
avec une plus grande précision les degrés peu distants l’un de l’autre sur l’echelle attachée
à une des faces du flacon. Mais l’avantage plus essentiel est que la marche de ces pendules ». [
de pailles est jusqu’à une certaine élevation assez uniforme... L’autre est un quadrant-électrometre à la
façon de
Pr. Or donc ces électrometres ont entre certaines limites leurs degrés
suffisamment comparables, comme j’ai dit, pourvu seulement qu’il soient
bein construits, et bien placés.
Pr. Quant à la construction du premier je retiens les deux...
probabilmente,
environ. Chacun de ces fils je le fais entrer presqu’entierement, comme dans
un etui, dans un brin de foin, ou paille très-mince (celles de certains gramens
sont le plus à propos) bien droit et uni, et de quelques lignes plus long. Ces
deux pendules assez legers je les suspends à coté l’un de l’autre en pliant à
crochet ou à anneau le bout du fil d’argent qui deborde la paille en haut, et
engageant ces anneaux dans deux petits trous pratiqués à un fil métallique
plus gros et un peu aplati pour cela à son extremité inférieure, comme on
voit en
riproduce qui la figura che compare nel
descrizione che l'accompagna, allo scopo di togliere ogni equivoco de-
rivante dal fatto che non sempre le lettere della figura di I48 a corri-
spondono a quelle richiamate in ILes fils d’argent très deliés qui portent les pailles sont suspendus
par de petits anneaux qu’ils forment à un fil metallique plus gros et
un peu applati qui a deux trous, dans lesquels s’engagent les dits
anneaux, comme on voit dans la figure ci jointe en Ce gros fil
passe par un tube de crystal
tout incrusté de bonne cire d’espagne. On introduit enfin et on fixe ce
tube dans un bouchon de liege percé de maniere qu’il deborde ce
bouchon plus court tant en bas qu’en haut de 4. lignes au moins. Ce gros fil, ou tige metallique
dans mes premiers électrometres de cette espece, (que j’ai amplement décrits
dans mes anciennes
chapeau aussi metallique, qui se vissoit une virole mastiquée au cou du flacon,
destiné à recevoir les deux pendules, et afin que tout ensemble ces pendules,
le chapeau qui les soutenoit et la virole, se trouvassent isolés le mieux possible,
j’avois soin d’incruster d’un vernis resineux, ou de cire d'Espagne tout le
dos du flacon, et une partie meme de ses flancs au moins à l’esterieur; car
pour l’interieur il suffisoit de la bien dessecher au feu, ou au soleil, avant que
d’y introduire les pendules et de visser le chapeau, qui par l’interposition
d’un cuir graissé fermoit à tenue d’air.
Pr. À present je trouve plus avantageux, et plus expeditif de faire,
que la tige, ou gros fil métallique
qui pour bien isoler, doit être incrusté par tout de bonne cire à cacheter. Une
telle tige est plus longue du tube seulement de la petite partie en bas
où sont engagés les anneaux des pendules, et en haut d’un autre petite partie
On intro-
qui doit être plus court de maniere qu’il laisse à decouvert tant en bas qu’en
haut 5. ou 6. lignes de ce meme tube. Par cette disposition, si on tient de
deux doigts le bouchon seul, ou si on l’attache à l’extrémité d’une baguette,
l’électricité qu’on communiquera à la tige ou fil métallique ainsi isolé, se
soutiendra assez bien, et la divergence des paille qui en vient en donnera une
certaine mesure. Voila déjà un electroscope bien simple, et assez commode:
mais on le rendra d’un usage plus commode encore et plus étendu, il deviendra
portatif, et on aura en lui un instrument de poche ; il sera plus maniable à
l’abri des agitations de l’air, il acquerra enfin quelque droit à être appellé
un veritable electrometre, si on l’introduit comme ci dans un flacon muni
d’une echelle graduée sur une des ses faces.
Pr. Ce flacon alors n’a pas besoin d’être lui-meme incrusté de cire
d’espagne, il est pourtant avantageux qu’il le soit, puisqu’il procure par la
un plus grand isolement electrometrique à la piece. Il importe beaucoup
qu’il soit quarré pour que les degrés paroissent égaux dans une plus grande
étendue de cette échelle. Il sera bon qu’il ait la hauteur de 4. pouces environ,
sur la largeur de 2. ou un peu plus ; comme il le sera que la longuer des pendules
soit à peu-près de 30. lignes: une semblable longueur est convenable à plus
d’un égard entr’autres par cela, que si les degrés marqués sur l’echelle appliquée
comme il faut à la face anterieure du flacon seront distants l’un de l’autre 1/2
ligne, ils mesureront par autant de degrés de cercles la divergence, que l’élec-
tricité fera prendre aux pendules.
Pr. Quant au flacon lui-même, qui doit être de beau crystal, et quarré,
comme on vient de dire il exige aussi des préparation indepandamment de
l’icrustation de cire d’espagne, dont on peut se passer dans cette nouvelle
construction, comme j’ai dit: il faut donc comme dans l’ancienne construction
en couper le fond, et le remplacer par un de métal; et il faut également. comme
l’avoient déjà prescrit
deux lames pareillement métalliques, qui tapissent intérieurement jusqu’à une
certaine hauteur les faces laterales du flacon, contre lesquelles vont frapper
les pailles dans leurs grandes divergences: sans ces lames métalliques il y
auroit l’inconvenient que les pailles touchant le verre s’y attacheroient et
ne retomberoient pas tout de suite, comme il faut lors même qu’on detruiroit
leur électricité; qu’elles donneroient de l’electricité à ce verre, qui y resteroit
longtems adhérente, et troubleroit les indications de l’electrometre.
Enfin les degrés de l’echelle appliquée à la face anterieure du flacon
doivent être des traits bien distincts, et ils le seront assez, s’ils sont des lignes
tracées avec la plume sur une bandelette de papier, et distantes une de
l'autre 1/2 ligne, comme cela est pratiqué dans mes électrometres de cette
espece.
Pr. Au reste les pailles qui forment les pendules doivent être parfai-
tement droites et lisses, et pendre paralleles très-près du contact mutuel,
qu’il est bon pourtant d’éviter, afin qu’elles n’adherent pas l’une à l’autre;
ce qui leur feront éprouver de la difficulté à se detacher, comme il arrive
quelquefois, qu’il faut les secouer pour qu’elles prennent le petite divergence,
qu’une très-foible électricité peut induire. Un dixieme ou huitieme de ligne
de distance est ce qu’il faut, et un quart seroit déjà de trop, car si la grosseur
de chaque paille est aussi 1/4 ligne (et il est difficile d’en trouver de plus minces,
qui soit bonnes) voila que leurs axes se trouveroient déjà à la distance de
1/2 ligne et repondroient par la dans l’état de repos, c. à d. de zero d’électri-
cité à 1. degré: ces pailles par conséquent n’auroient aucun mouvement sen-
sible à faire pour marquer un premier degré d’électricité. Mais en tout cas,
si pour ce premier degré la divergence des pailles n’est pas nulle, elle est
à-peine perceptible, et ce n’est qu'à 2. degrés, qu’on commence à compter
avec assurance.
Pr. J’ai indiqué ( ) que la tige à la quelle tiennent les pendules
se termine au sommet à vis pour y adapter un chapeau. Ce chapeau repre-
senté par la fig
piece isolante lorsque on expose cet électrometre en plein air pour observer
l’électricité athmosphérique; de support à un plateau ou autre conducteur;
il sert à recevoir aussi à vis, ou autrement un fil, ou baguette métallique, soit
verticale pour les dites observations de l'électricité naturelle, soit horizon-
tale, ou inclinée pour des communications de toute espece, etc.
Pr. Voila l’électrometre à pailles perfectionné, et fourni de tout ce
qui est necessaire: l’électrometre que j’employe ordinnairement pour les
foibles électricités incapables d’être mesurées par les quadrants-électrometres,
et qui me sert mieux que tout autre; puisque s’il n’est pas sensible au point
que l’est celui de
pour le reste, si ce dernier est trois ou quatre fois plus mobile, le mien l’est
encore assez dans presque tous les cas; et d’ailleurs il a une marche beaucoup
plus reguliere, et un bon nombre de ses degrés
avancé.
Pr. Pour m’assurer de cette comparabilité j’employe deux moyens.
Le premier est de charger successivement une petite bouteille de Leyde
avec 1. 2. 3. 4. etc. étincelles tirées de l’écu d’un électrophore dont la couche
résineuse se trouve foiblement excitée, ou qui ait perdu par le tems une bonne
partie de l'électricité acquise si elle étoit forte: et cela afin qu’elle n’en perde
pas ulterieurement ou extremement peu durant ces épreuves, et que les dites
étincelles soient par-là sensiblement toutes égales. La petite bouteille chargée
ainsi plus ou moins suivant le nombre des étincelles reçues, je la fait commu-
pour voir si la divergence que prennent les pailles correspond en tout cas
exactement au nombre de ces étincelles, c. à d. à la quantité de fluide élec-
trique dont est formée la charge. Or donc en faisant ces essays avec la plus
grande attention j’ai toujours trouvé, que lorsque la charge d’1. étincelle
faisoit ouvrir les pailles par ex. de 4. degrés, les charges de 2. 3. 4. étincelles
les faisoient ouvrir de 8. 12. 16. degrés, sans erreur sensible: de même lorsque
la bouteille chargée par 1. étincelle, faisoit donner à l’electrometre 3. degrés,
chargée par 2. 3. 4. 5. 6. étincelles elle le portoit à 6. 9: 12. 15. 18. de-
grés, etc.: en un mot les degrés de cet électrometre croissent constamment
en proportion juste, ou très-à-peu-près, de la force ou tension des charges
électriques, ou des quantités de fluide qui forme ces charges dans la meme
bouteille.
Pr. Cela pourtant entre certaines limites; car passé les 20. degrés,
environ, ou lorsque l’écartement des pailles les a portées à peu de distance
des lames métalliques appliquées aux faces intérieures du flacon, ces pailles
obéissant trop à l’attraction des dites lames, qui les sollicitent, acquierrent
plus de divergence qu’il ne faudroit; et pour peu que la charge électrique
augmente encore, elles sont entrainées, et vont frapper ces memes lames.
Cette divergence excessive commence sitôt, que les extremités des pailles
sont portées à 7. ou 8. lignes des lames, de sorte que si le flacon n’a que deux
pouces de largeur, la marche reguliere est bornée à 16. degrés, ou 20. tout
au plus: et est réellement entre ces limites, que j’ai constaté la comparabilité
des degrés de cet électrometre par toutes les preuves du genre, que je viens
de decrireOn pourroit objecter à cette sorte de preuves, que les étincelles, que l’écu de l’élec-
trophore lance successivement au crochet de la bouteille, deviennent moins pleines à mesure
que celle-ci procede dans la charge, attendu que cette charge fait, qu’il reste toûjours en arriere
clans le dit écu une partie de son électricité, savoir autant qu’il en faut pour qu’il y ait un équi-
libre de tension entre l’un et l’autre; tellement que si la charge de la bouteille étoit portée
à la moitié de la tension de l’écu, celui-ci ne lui donneroit plus en lançant l’étincelle, qu’en-
viron la moitié de son électricité. Ainsi donc les étincelles, qui se succedent devenant toujours
moins pleines à raison que la charge de la bouteille augmente, il n’est pas exact de dire, que
4. étincelles de l’électrophore portent à la bouteille 4. fois plus d’électricité qu’l. seule étin-
celle, etc. En convenant, que l’objection est juste, savoir que les charges de la bouteille n’augmentent
pas rigoureusement comme le nombre des étincelles qu’elle reçoit de l’électrophore, mais dans
une moindre proportion, je ferai observer, que la différence dans les essays dont il s’agit ici,
est si petite qu’on peut absolument la negliger. En effet qu’est-ce que la charge de 16. ou 20. degrés de mou électrometre à pailles, à la
quelle arrive tout-au-plus la bouteille dans les expériences dont il s’agit qu’est-elle cette charge,
qui ne surpasse que peu ou point 1. degré d’un quadrant électrometre ordinaire, vis-à-vis
de la charge ou tension électrique de l’écu de l’électrophore, qui va, même lorsque celui-ci
est considerablement affoibli, à 25-30. degrés, ou plus du meme électrometre? Et qu’est ce
que cet écu peut retenir de son électricité en lançant dans ces circonstances l’étincelle à la
dite bouteille si foiblement chargée et qui a environ cent fois plus de capacité que lui? La
20.me partie tout au plus. On peut donc sans erreur sensible prendre pour pleines et égales
entr’elles les 4. 6. 8. premieres étincelles que cet écu donne à la bouteille, et estimer les degrés
de charge, les quantités d’électricité qu’elle acquiert, proportionnels au nombre de ces
étincelles. Il n’en est pas de même lorsque par un nombre beaucoup plus grand de celles-ci on avance
dans la charge de la bouteille, et on la porte au de là de 4. 6. 8. degrés du quadrant-électro-
metre: dans ce cas la diminution progressive dans la valeur des étincelles lancées devient sen-
sible, et il faut en tenir compte.
suivant.
Pr. J’isole le plus parfaitement possible, et dans un tems favorable
de l’électrometre dont il s’agit, au dessous pourtant de 20. dAyant bien marqué
ce degré, j’enleve la moitié de la charge au conducteur électrisé, le faisant
communiquer à l’autre non électrisé, et d’égale capacité; cela fait j’applique
tout de suite à l’un ou à l’autre l’électrometre; et voila qu’il monte à la moitié
de l’élévation précédente, marquant précisément, la moitié des degrés, ou un
peu moins à raison de la perte de l’électricité qui a dû arriver par le tems
employé à l’expérience, et par l’imperfection des isolements.
Pr. Comme l‘électricité se soutient mieux, et plus long-tems, sans
perte sensible, dans les bouteilles de Leyde bien préparées (il faut pour cela,
que le cou et le dos de la bouteille, et toute cette partie du verre qui deborde les
armures, et est destinée à les isoler, soyent incrustés de bonne cire d’espagne
ce qui fait un isolement beaucoup plus parfait que le verre nu), à raison sur-
tout de leur grande capacité, mieux, dis-je, que dans les simples conducteurs,
quelque soin qu’on ait pris pour les bien isoler, je me sers plus volontiers,
et plus sûrement de deux de ces bouteilles, que je choisis de moyenne grandeur,
et d’égale capacité autant que possible, pour qu’en dechargeant l’une sur
l’autre, la charge soit reduite à la moitié juste de cette maniere j’ai des re-
sultats plus exacts, et plus constants: toûjours en partageant ainsi en deux
la charge d’une seule, qui portoit mon électrometre à pailles par ex. à 16.
degrés, je lui en fait donner 8. en partageant 12. d
10. 8. 6. resultent 5. 4. 3. etc: tout cela; si non avec une extreme précision,
avec assez de justesse, lorsqu’on fait ces expériences avec toute l’exactitude
possible, qu’il n’y a jamais 1. degré, et rarement 1/2 d’excès ou de defaut,
jamais d’erreur plus grande que celle qui peut dependre de quelque diversité
dans la maniere de regarder l’échelle de l’électrometre, d’un peu plus, ou
directe ou oblique etc.
Pr. Pour confirmer encore plus la chose, au lieu de deux bouteilles
de Leyde, j’en prens quelques fois trois parfaitement égales, et en ayant
chargé deux ensemble, et marqué le degré auquel elles font monter l’électro-
metre, je fais part de cette charge des deux bouteilles reunies à la troisieme:
alors, en les explorant avec le meme électrometre je trouve qu’il marque
justement deux tiers des degrés précédents; et viceversa un tiers juste lors-
qu’ayant chargé une seule des trois bouteilles je l’ai tout de suite dechargée
sur les deux autres.
Pr. Enfin je puis assurer, qu’en multipliant et variant de toutes les
manieres ces essays, j’ai toûjours eu des resultats satisfaisants, et d’autant
plus, que j’y ai mis plus d’attention.
Voila donc bien établie, au moins empyriquement, la comparabilité des
degrés dans l’électrometre à pailles, depuis 1. jusqu’à 16. ou 20. degrés
électrometre ne devroient point par une double, triple charge etc. s’elever à un nombre double,
triple de degrés, mais moins dans la proportion des angles aux sinus-verses. Mais quand cela
dût être appliqué aux pendules de notre électrometre, il est aisé de voir, que, comme dans
les preuves dont il s’agit, ils ne s’élevent chacun de son coté que de 8. ou 10. degrés tout-au-
plus (entre lesquels est limitée leur comparabilité comme je soutiens (Pr. ), il n’en resul-
teroit qu’une petite différence. D’ailleurs ce qui manque à la force d’élevation pour porter
les dits pendules de paille au nombre marqué des degrés, est suppléé par l’attraction qu’exercent
sur ces pailles les lames métalliques appliquées à l’interieur du flacon (Pr. ): attraction,
qui compense abbondamment un tel defaut, de maniere qu’il en resulte plutôt quelqu’excès
d’élévation à peine perceptible jusqu’à 18 ou 20. degrés ( ); mais qui devient de
plus en plus considerable passé ce terme, ou point que bientôt ces pailles se précipitent sur
les dites lames, comme j’ai déja fait observer.
Pr. Cet électrometre à pailles très minces, longues environ 30. lignes,
et suspendues très-mobilement, est fort sensible, quoiqu’il le soit trois ou
quatre fois moins que celui à bandelettes de feuilles d’or, comme j’ai dejà
dit (Pr. ); et comme son échelle ne s’étend qu’à 18. ou 20. degrés compa-
rables, et à 8. ou 10. autres non comparables, au delà desquels le trop grand
voisinage des lames metalliques fait que les pailles s’y précipitent (Pr. ),
cet électrometre, dis-je, ne peut mesurer que des électricités trop foibles,
soit pour donner de vives étincelles, ou des aigrettes, soit pour être dissipées
dans l’air par la vertu des pointes. Qu’on charge en effet un conducteur petit
ou grand, ou une bouteille de Leyde au point de faire elever notre électrometre
jusque vers (
qu’à moins de 1/5 de ligne de distance, et il n’y aura point d’étincelle, ou une
à peine visible. Qu’on surmonte le chapeau de cet électrometre d’une aiguille
fine et qu’on le fasse communiquer au conducteur ou à la bouteille électrisés
qu’elle s’échapperoit par une boule.
Pr. Il n’est donc propre cet instrument que pour des expériences
delicates ; comme pourtant ce sont les plus instructives, il est par-là un ins-
trument precieux pour l’électrometrie, qu’on n’a pas encore assez etudié, et
en outre le seul presque qui puisse servir aux observations de l’électricité
atmospherique dans les couches d’air peu élevées, où elle est toujours foible,
excepté les cas d’orages et de quelques fortes pluyes. On garnit pour ces
observations, comme l’a prescrit
d’un ou deux pieds, vissée sur son chapeau, et on le tient à la main élevé
de maniere, que l’echelle se presente à la hauteur des yeux. J’ai trouvé fort
avantageux, comme j’ai decrit et expliqué dans mes
logie électrique
retenu par un petite cage de fil de fer (un bout de bougie allumée, ou mieux
un fil soufré, que ni le vent, ni la pluye éteignent) vû que cette flamme sou-
tire très-facilement et promptement l’électricité de l’air que ne sauroit faire
la pointe la plus aiguë lorsque cette électricité est très-faible, comme elle
est d’ordinaire peu au-dessus de nos têtes, soit à la plaine soit en des lieux
peu élevés.
Pr. Il sert encore très bien pour decouvrir l‘electricité qui s’excite
par différents moyens dans de corps, qu’on avoit cru incapables d’en produire,
pour en distinguer l’espece, savoir si c’est l’élctricité vitrée, ou la resineuse,
qu’on designe mieux par les termes de positive et negative ; et pour en mesurer
la force. C’est en effet par cet instrument, avant même que je l’ûsse perfec-
tionné que j’ai découvert l’électricité negative que produisent la combustion
lente des charbons, sur-tout si on projette dessus de petites portions d’eau,
quelques effervescences, l’ébullition de l’eau même, ou son evaporation rapide,
et correspondamment l’électricité positive qui résulte de la condensation de
ces vapeurs; c’est par un semblable électrometre que le Prof.
decouvrit ensuite celle négative des cataractes d’eau. C’est par ce même élec-
trometre à pailles, qu’on rend facilement sensible l’électricité qui nait en
raclant ou limant plusieurs de ces corps qu’on rangeoit dans la classe des
non-électriques, des corps peu secs, et même décidément humides, et jusqu’à
la glace prête à se fondre, et à demi fondue et degouttante, comme j’ai prouvé
en secouant différentes poudres, etc.; puisqu’il suffit de laisser tomber ces
poudres agitées, ces raclures de glace ou autres au moment qu’elles se déta-
chent du corps raclé sur un plateau appliqué à la tête d’un tel électrometre,
pour que celui-ci donne des signes plus ou moins marqués d’électricité posi-
tive ou negative suivant les circonstances.
Pr. Enfin ne m’a-t-il pas servi à mettre en évidence l’électricité mue
par le simple contact mutuel des conducteurs differents entr’eux, sur-tout
toute sorte d’objections, à mettre, dis-je, en evidence cette électricité, la
rendant, enfin sensible à ce meme électrometre? Oui, j’ai rendu sensible avec
cet électrometre construit suivant la description que j’ai donné, l’électricité
de deux plaques métalliques differentes pendant qu’elles se touchent, et apres
j’en ai constaté l’espece, et cela a été conforme à ce que j’avois déjà avancé
sur le fondement des autres preuves, savoir dans les couples d’argent et
d’étain, de cuivre et zinc, d’argent, et fer, negative dans le premier, et po-
sitive dans le second metal, etc. et je pu reduire ces èlectricités à une me-
sure à peu près exacte. L’électrometre seul, il est vrai, n’auroit pas suffi, et
il a fallu le secours de mon Condensateur; pour rendre sensible l’électricité
d’un seul couple métallique, tant elle est foible; mais depuis que j’ai conçu
l’idée heureuse
terpolée de couches humides, ce qu’on appelle la pile électrique, ou galvanique,
ou l’électromoteur; j’ai pu avoir des signes à cet électrometre, immediate-
ment, sans le secours du Condensateur, savoir 1. 2. 3. degrés, lorsque l’appareil
était formé dépuis 60. ou 70. jusqu’à 200. couples d’argent et zinc, ou d’un
nombre un peu plus grand de zinc et cuivre, et qu’il étoit bien en ordre.
Pr. Voila à combien d’usages est propre l’électrometre à pailles minces
bien construit, et de quelle utilité il a été, et il sera encore dans les recherches
et la mesure des électricités très-foibles; de ces électricités, qui si elles ne
s’annoncent pas aux yeux par des effets éclatants, ne laissent pas que de
fournir beaucoup aux connoissances physiques, et peut-être plus que les phé-
nomenes brillants des fortes électricités accompagnées de belles aigrettes
lumineuses, de grandes et bruyantes étincelles; etc.
Cependant il faut avoir aussi des instruments pour mesurer ces électri-
cités fortes et étincellantes, comme celle des machines électriques ordinnaires,
des electrophores, de l’air en tems d’orage; pour mesurer les charges des bou-
teilles de Leyde, etc. il faut en un mot d’autres électrometres, moins delicats,
ou dont l’échelle des degrés s’étende au delà des limites qu’atteint celui dont
nous nous sommes occupés jusqu’ici. Or donc il sera bon d’en construire un
de la meme espece, avec la seule difference, que ses pendules également de
paille soient rendus beaucoup plus pesants par le moyen d’un gros fil métal-
lique y inseré.
Ce second électrometre intermediaire entre celui-là et presque néces-
saire, attendu que ce dernier reste encore à-peu-près immobile lorsque le
premier a atteint les plus hauts dégrés comparables de son echelle. J’ai trouvé
convenable de reduire un tel électrometre intermediaire à l’état qu’1. de ses
de difficulté augmentant ou diminuant selon le besoin
pendules: j’en diminue encore, s’il le faut la longueur; en tout cela je pro-
cede par tâtonnement jusqu'à ce que je voye, que mis à coté l’un de l’autre
le deux electrometres, et en communication moyennant un fil metallique
accroché à leurs chapeaux, et électrisés ensemble, 16. degrés du premier,
repondent justement à 4. du second. Alors j’essaye s’il y a la meme corres-
pondance de 12. pour 3., 8. pour 2., et trouvant, qu’elle ait lieu au moins
très-à-peu-près (ce qui ne peut manquer, s’il n’y a pas de fautes de cons-
truction), je ne touche plus à l’instrument pour le corriger, et je me repose
sur sa fidelité suffisamment éprouvée.
Pr. Le premier electrometre à pailles très-legeres ne pouvoit, par sa
trop grande sensibilité, être comparé au quadrant-électrometre, comme j’ai
déjà fait observer ( ). Le second à pailles pesantes quatre fois moins
sensible (Pr. prec.) le peut en quelque maniere: 12. de ses degrés se trouve-
ront équivalents à 3. environ de celui à quadrant, plus ou moins, suivant
que son pendule, qui doit être leger, le sera plus ou moins. A la verité ce pen-
dule au lieu de 3. degrés ne s’elevera qu’à 2, ou moins, et même à 1. seul, si
la construction d’un tel électrometre n’est pas bien soignée, si on neglige
les attentions que j’indiquerai; mais on verra par la correction dont ce qua-
drant-électrometre a besoin comme je montrerai tantôt, que pour 1. 2. degré
il en faut bien compter presque 3., et même davantage, lorsqu’il est ou mal
construit ou mal placé.
Pr. J’ai donc reduit mon quadrant-électrometre à l’état, que chacun
de ses degrés vrais, c. à d. corrigés, ait justement la valeur de 4. de celui à
pailles pesantes (et par conséquent de 16. de l’autre à pailles trés-legeres).
Pour réussir à reduire ces électrometres dans un tel rapport entr’eux, ce qui
n’est pas trop facile, je prefere à toute autre la methode suivantes. Je charge
une bouteille de Leyde à 16 degrés du quadrant-électrometre, que je me propose
de reduire, vû que ces 16. degrés, aussibien que les suivantes jusqu’à 26.
ou 28. n’ont, besoin d’aucune correction, comme j’expliquerai dans la suite;
puis je la decharge cette bouteille sur une autre d’égale capacité: voila donc
la charge reduite à 8. degrés (quoique le quadrant-électrometre n’en marque
effectivement qu’environ 7, quelque correction commençant déjà à être re-
quise vers les 10. degrés). Ayant détruit la charge d’une de ces bouteilles,
je lui fais part de la restante de l’autre: la voila donc reduite à 4. degrés du
meme quadrant-électrometre (quoique son pendule ne s’éleve qu’entre 2. et
3., ayant besoin vers ces degrés d’une plus grande correction). Alors je fais
communiquer à l’une ou à l’autre de ces bouteilles reduites aux 4. degrés de
charge de quadrant-électrometre, l’autre électrometre à pailles pésantes, et
ou s’il reste en arriere, j’en deduis que le pendule du quadrant-électrometre
est trop, ou trop peu pesant; et je tâche d’y remedier en changeant suivant
le besoin la boule à l’extremité de ce pendule. C’est ainsi, que je parviens
par des tâtonnement à faire que la charge d’une bouteille de 16. degrés du
quadrant-électrometre (pour lesquels degrés il n’est besoin d’aucune correc-
tion, comme j’ai dit,) reduite à la moitié de la moitié, savoir à 4. degrés justes,
reponde exactement à 16. degrés de l’électrometre à pailles pesantes: que
reduite par d’autres partages à 2. à 1. d
drant-électrometre, elle en fasse marquer à cet autre à pailles correspondam-
ment 8. 4. etc.
Pr. On comprend assez, que pour obtenir dans ces preuves l’exacti-
tude nécessaire il faut des attentions particulieres, soit afin que les charges
se partagent entre les deux bouteilles de Leyde par moitié juste chaque fois,
soit afin que les isolements se trouvent, assez parfaits, pour qu’il n’y ait pas
de perte sensible dans le tems que durent les expériences, qui doit être pour
cela le plus court possible.
Pr. On peut aussi estimer si non exactement par quelqu’approxi-
mation si la quantité d’électricité pour les degrés du quadrant-électrometre
est 4. fois plus grande que pour les degrés de l’électrometre à pailles pesantes,
ou quel autre rapport il y a entre les degrés de ces deux électrometres, on peut,
dis-je faire cette estimation un peu en gros d’après le nombre d’étincelles
d’un électrophore, ou celui des tours d’une machine électrique ordinnaire,
requis pour elever l’un de ces électrometres, et pour elever l’autre à un degré
donné Supposons par ex. que 3 tours de la machine, ou 4. étincelles de l’élec-
trophore portent, une. charge électrique à un grand conducteur ou à une petite
bouteille de Leyde de 15. degrés du dit’ électrometre à pailles, il faudra dans
l’hypothese pour 15. degrés du quadrant, électrometre 12. de ces tours, ou
16. de ces étincelles, avec un surplus d’1. 2., ou d’avantage, selon les circon-
stances. Ce surcroît, est requis à cause de la perte qu’occasionne la dissipation
inevitable d’une partie de l’électricité durant le tems plus long de la seconde
experience, et plus encore conformement aux raisons indiquées dans la
note (
ou dans la bouteille, chaque tour de la machine, et chaque étincelle de l’élec-
trophore, donnent moins; et que ce moins, qui n’est pas appréciable, tant
qu’une telle charge reste incomparablement inférieure à la force, ou tension
de lu machine agissante, ou de l’électrophore, devient considerable lorsque
la charge est montée à un degré, qui équilibre une bonne partie de cette force,
comme est dans le cas dont il s’agit, la charge de 15. degrés du quadrant-
électrometre.
Pr. Il est très difficile, pour ne pas dire impossible, d’évaluer au juste
tances variables: c’est pour cela qu’on ne peut determiner au moyen de sem-
blables expériences le rapport entre les degrés des deux électrometres en
question, que par quelqu’...
. . . . . approssimations ou un peu en gros, comme j’ai dit, et que l’autre méthode
decrite dans le paragraphe précédent doit être préferée comme plus sûre,
moins sujette à varier dans les resultats, et absolument exacte, bien en-
tendu qu’on y employe les attentions nécessaires. Je viens maintenant a
la construction du quadrant-electrometre
mentale:. . . J’ai dit plus haut, que pour la distance explosive de 2. lignes entre deux balles ». [
métalliques, la charge électrique d’un conducteur, ou bouteille quelconque arrive à 20. degrés
de mon quadrant-électrometre; j’ajouterai ici, que j’ai trouvé bon d’un coté, et qu’il m’a été
aisé de l’autre de reduire l’instrument à cet état, en augmentant ou diminuant le poids du
pendule, selon le besoin; et que si on s’accordoit, à construire ainsi un quadrant-électrometre
tel qu’il marquat précisément 20. degrés pour la decharge à 2. lignes justes de distance entre
deux boules métalliques d’un pouce environ de diametre, les Physiciens auroient un véritable
electrometre fondamental, et comparable, qu’on n’a pas encore eu
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