Berzelius, Jöns Jakob, Essai sur la théorie des proportions chimiques et sur l' influence chimique de l' électricité

Page concordance

< >
Scan Original
91 71
92 72
93 73
94 74
95 75
96 76
97 77
98 78
99 79
100 80
101 81
102 82
103 83
104 84
105 85
106 86
107 87
108 88
109 89
110 90
111 91
112 92
113 93
114 94
115 95
116 96
117 97
118 98
119 99
120 100
< >
page |< < (117) of 337 > >|
    <echo version="1.0RC">
      <text xml:lang="fr" type="free">
        <div xml:id="echoid-div15" type="section" level="1" n="10">
          <p>
            <s xml:id="echoid-s1211" xml:space="preserve">
              <pb o="117" file="0137" n="137" rhead="DES PROPORTIONS CHIMIQUES."/>
            je cherchai, dès le commencement de mes expé-
              <lb/>
            riences surles proportions chimiques, à employer
              <lb/>
            l’oxigène comme une mesure générale, et cette
              <lb/>
            idée a été justifiée par l’usage universel que l’on
              <lb/>
            fait maintenant de l’oxigène pour le même objet,
              <lb/>
            en prenant le poids de son atome pour 1,000, de
              <lb/>
            même que, pour comparer la pesanteur spéci-
              <lb/>
            fique des corps solides ou liquides, nous la calcu-
              <lb/>
            lons d’après celle de l’eau, prise pour unité.</s>
            <s xml:id="echoid-s1212" xml:space="preserve"/>
          </p>
          <p>
            <s xml:id="echoid-s1213" xml:space="preserve">Les nombres relatifs des atomes du radical et
              <lb/>
            de l’oxigène, dans les oxides, peuvent être dé-
              <lb/>
            terminés des différentes manières suivantes:</s>
            <s xml:id="echoid-s1214" xml:space="preserve"/>
          </p>
          <p>
            <s xml:id="echoid-s1215" xml:space="preserve">1° Si un radical combustible peut se combiner
              <lb/>
            avec l’oxigène en plusieurs proportions, on
              <lb/>
            cherche ces proportions, on les compare, et
              <lb/>
            l’on réduit le résultat de cet examen au plus
              <lb/>
            simple nombre d’atomes possible. </s>
            <s xml:id="echoid-s1216" xml:space="preserve">Il est alors
              <lb/>
            probable que ces nombres indiquent la quantité
              <lb/>
            des atomes de l’oxigène dans chacun des diffé-
              <lb/>
            rents degrés d’oxidation. </s>
            <s xml:id="echoid-s1217" xml:space="preserve">Par exemple, l’anti-
              <lb/>
            moine en a trois, dans lesquels les quantités relati-
              <lb/>
            ves d’oxigène sont comme 3, 4 et 5; </s>
            <s xml:id="echoid-s1218" xml:space="preserve">et nous en
              <lb/>
            concluons que ces oxides contiennent par atome
              <lb/>
            de radical 3, 4 et 5 atomes d’oxigène. </s>
            <s xml:id="echoid-s1219" xml:space="preserve">Le soufre
              <lb/>
            se combine avec l’oxigène en deux rapports, qui
              <lb/>
            sont comme 2 à 3; </s>
            <s xml:id="echoid-s1220" xml:space="preserve">et comme, en outre, dans
              <lb/>
            d’autres combinaisons, le soufre peut être uni
              <lb/>
            avec une quantité d’oxigène égale au {1/3} de son
              <lb/>
            plus haut degré d’oxidation, il faut en </s>
          </p>
        </div>
      </text>
    </echo>