Galilei, Galileo, Les méchaniques, 1634

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tion que l'on ſe puiſſe imaginer: de ſor-
te qu'elle ne ſarreſtera point iuſques à
ce qu'elle rencontre vne ſurface qui
ſoit à niueau, ou équidiſtante de l'ho-
rizon, comme eſt celle d'vn lac, ou d'vn
eſtang glacé, ſur laquelle la bale ſe
tiendroit ferme, & immobile, mais auec
telle condition que la moindre force
l'ébranleroit, & que le plan ſinclinant
de la largeur d'vn cheueu, elle commen-
ceroit
incontinent à ſe mouuoir & à
deſcendre vers la partie inclinée, &
qu'au contraire elle ne pourroit eſtre
meuë ſans violence vers la partie du plan
qui monte.
Or il eſt neceſſaire que la
boule ſarreſte ſur vne ſurface parfaite-
ment équilibre, & qu'elle demeure com-
me
indifferente entre le mouuement &
le repos: de ſorte que la moindre force
du monde ſuffiſe pour la mouuoir, com-
me la moindre force que l'on peut ſi-
maginer dans l'air, ſuſfit pour la rete-
nir.
D'où l'on peut tirer cette concluſion,
que tout corps peſant, tous les empeſ-
chemens exterieurs eſtant oſtez, peut
eſtre meu ſur vn plan horizontal par la
moindre force que ce ſoit, & qu'il faut

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