Tesoro De Las Tres Lengvas Española, Francesca, Y Italiana, 1637

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1888376ANNOTATIONS neufieme liure, vn mauuais & dangereux homme, qui eſtoit ſur-
nommé Dragon.
Les victorieux en ces jeux-là eſtoyent pour teſ-
moignage de leur vertu, ornés de belles ſtatues que l’on faiſoit à
leur ſemblance.
Planes, ſont arbres qui ne portẽt point de fruict, & ſont eſtimés
ſeulement pour leur ombrage.
Voyez qu’en dit Pline au premier
chapitre de ſon Douzieme liure.
Platea, eſtoit vne cité en Beotie, ſituee au pied de la montai-
gne Citeron, en la campagne au deſſous d’icelle ville.
Pauſa-
nias &
Ariſtides vainquirent Mardonius chef de l’armee du Roy
Xerxes.
Platon eſtoit diuin Philoſophe, & tenu pour tel, entre tous hõ-
mes aimans les bonnes lettres.
Il fut nay en Athenes le propre
jour qu’Apollon naſquit en Delos.
Au cõmencement de ſon aage
le nom d’Ariſtocles luy fut donné, ainſi que le portoit le pere de
ſon pere.
La taille de ſon corps fut celle que nous appellõs riche,
c’eſt à dire entre la grande &
la moyenne: mais la croiſure de ſes
eſpaules ſe monſtroit ſi large, qu’vn maiſtre d’eſcrime, ſous lequel
ce jeune homme ſe dreſſoit, le nomma premierement Plato, qui
ſignifie large.
En toutes les choſes dont il ſe voulut entremettre,
ſon excellence fut exquiſe &
admirable. Toutesfois ſon affection
s’addonna mieux à la Philoſophie qu’ailleurs:
auſſi certes il prof-
fita ſi bien, que ceux qui en eurent congnoiſſance l’appellerent
l’Homere des Philoſophes:
cartelle eſtoit ſon eloquence, que l’on
diſoit cõmunement, ſi Iupiter vouloit parler en Grec, il parleroit
comme Platon.
Sa premiere eſtude fut ſous Socrates en Athe-
nes, &
de là vint en Italie pour ouïr les Pythagoriſtes, où nonob-
ſtant qu’il euſt aſſez affaire d’argent pour l’entretenement de ſa
famille, ſi achetta-il les liures de Philolaus de Crotone, le pris de
Cent mines d’argent, valant chacune-mine d’argent dix eſcus
couronne, &
de ces liures s’ayda grandement en ſon Timee. A-
pres il alla en Egypte pour ouïr les Gymnoſophiſtes, &
fit porter
force charges d’huile quãd &
ſoy, à fin de les vẽdre à ſon beſoing.
Là dit-on qu’il eutcongnoiſſance des liures de Moïſe. Eſtant dõc
retourné d’Egypte, il nauiga par trois fois en Sicile.
La premiere
à fin de voir le feu de la montaigne Etna, de preſent Mongibel.

La ſeconde, pour parler au ieune Denys le Tyran, qu’il eſperoit
perſuader à la liberté de ceſte contree, &
la troiſieme contre ſa
volonté, quand il y fut appellé par Architas de Tarente, &
les

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